1 « Ecouter, ça s’apprend ? » Les compétences d’écoute sont inégales chez chacun selon les types de personnalité. Elles peuvent toutefois être augmentées par l’entraînement.
2 « Ecouter, ok, mais je suis pas psy » Il faut distinguer l’écoute- soutien de la relation d’aide de l’écoute thérapeutique du psychothérapeute. Une personne formée sera en mesure de différencier les deux positionnements et évitera de franchir la limite qui les sépare.
3 « Le soir quand je rentre chez moi, tout ce que j’ai entendu lors de ma permanence d’écoute, me revient. Je me sens envahi…. » Il est indispensable d’échanger avec d’autres écoutants sur les situations difficiles entendues lors d’une permanence d’écoute. Les évoquer permet de les évacuer.
4 « Après avoir écouté la personne, je sais pas quoi dire » Il n’y a pas toujours quelque chose à dire. Refléter ce que la personne dit peut déjà être très aidant ou tout simplement se taire.
5 « Quand j’ai vécu la même chose que ce qu’évoque la personne, ça m’angoisse » En effet, il y a deux temps qui ne peuvent se superposer : traverser des moments difficiles et aider une personne à les vivre.
6 « Comment on fait avec quelqu’un qui parle trop ? » Il est important de recentrer voire de limiter les échanges. Laisser trop parler quelqu’un peut entretenir sa confusion.
7 « Quand la personne me pose des questions médicales, je sais pas quoi dire, je suis pas médecin » Il est important dans l’écoute de bien cerner son positionnement et de s’y tenir. Un écoutant associatif n’est pas un médecin. Pourquoi ne pas dire tout simplement : «Je ne sais pas, je ne suis pas médecin » et orienter vers une structure où la réponse pourra être apportée.
8 « Comment savoir si on a bien répondu ou pas ? » En étant attentif aux effets de l’aide apportée qui peuvent se lire sur le visage, la posture ou se percevoir dans la voix de la personne aidée avant l’expression verbale.
9 « Quand la personne pleure, qu’est-ce qu’il faut faire ? » Reconnaître les pleurs par le silence ou le mouchoir tendu. |